Pour aller chez vous
je mets des gants
à mes mots
ils portent de lourdes valises
presque aussi lourdes que l’air
qui prend appui sur mon cœur
comme s’il était de ces rochers qui soulèvent le ciel
pour satisfaire la mer qui geint à leurs pieds
je mets des épines à mes mots pour vous faire mal parce que j’ai peur
je ne suis jamais tranquille