j’avale des couleuvres

Je suis la couleuvre, la vipère ou la chose inoffensive. Ce qui insinue et s’insinue. Ce que j’apprends me sert. Ce que je prends, je le redonne ensuite. Autrement. Les autres, j’en fais des demi-personnages. Ils leurs arrivent même que je leurs attribue le “Je”. Certains jours, c’est le “il” ou le “elle” ou le “vous”. C’est comme vous voulez.
Je peux devenir l’enfant de huit ans, l’ado emmerdant, le violeur, le serial killer, l’amant éperdu, un vieux con pantouflard. Un ange parfois.
Le monde, je le malaxe, je le peins et dépeins, j’ai envie d’en faire autre chose.
Ecrire c’est laisser parler ma pieuvre insaisissable aux mille tentacules, c’est avoir du répit.

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