La mer s’écoule du ciel
comme la caresse de ton œil
jusqu’à ma joue.
Elle vient déposer sur tes épaules
par vagues, tes cheveux.
Elle ose à peine te froisser
du baiser de ses vœux.
Ta peau m’invite à croire
que je ne suis pas mort.
L’intérieur de mon corps
ne serait-il donc pas noir ?
Le vent invente tes collines et tes vallées.
Il clapote de ses doigts ennuyés
la coquille verte de ma barque.
Je pars
La mer se coule comme de l’or à l’horizon,
elle souffre de ne pouvoir égaler ta beauté.
Les nuages comme ces monstres marins rôdent
Et ne laissent derrière eux
que leurs manteaux de soie bleue.