Sous le sourire complice de la lune, tu as trouvé ton jour. Par je ne sais quel miracle, tu es là, déposée dans un écrin de nacre. On ne te trouve pas, tu te découvres pas à pas. Si tu ne vois le jour jeune et beau se dérouler sur ta peau, tu meurs. Si on veut t’embobiner, tu t’encours en riant.
Tu ne ressembles guère à toutes ses pierres qu’il faut tailler et astiquer pour qu’elles se mettent à plaire. L’aube vient se lover dans tes rondeurs pour y trouver la complice pour s’amuser. Sur tes coussins de soie, regarde, même la mort n’a plus faim.
Tu ne seras jamais terne, tu ne prendras jamais aucune ride et ta beauté ne te sera jamais spoliée par quelques laides pieuvres ou avides tricheurs.
Ton hippocampe