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Le jour rode comme un carnivore qui a faim. Il poursuit sa ronde progressive tout autour de moi. Je vois son dos, sa menace, son refus. Le jour se promène à la surface du monde en ne me montrant que son aileron de requin. Il ne me dit rien, absolument rien. Comme si il était aléatoire. Comme si toute la vérité était transitoire. Comme si il était là, par hasard.

Je vacille, je tremble, je ne peux fuir. Je ne peux même pas le vouloir. Pour aller où? Partout, je me confronterai à la même chose. Partout, on m’apprendra que je vis dans un enclos. Je vois, je devine ce que c’est que d’être l’autre. Ce qui lui est dit et est tu, pour moi.

Dans ma nuit, au delà de cet ombre qui se referme à chaque fois que je fais un pas, je vois. J’entends le brouhaha de ce que c’est que la vie. Je la vois qui vit pour moi, comme si elle était mon délire.

J’aperçois qu’autour de moi, un peu plus loin, le jour a tracé un chemin lisible au quel je n’aurai hélas, jamais accès.

Dans la nuit, les phrases se décomposent, se traînent, s’usent à répéter tout le temps, les mêmes choses. Elles balbutient. Je ne reconnais pas le silence. Il n’existe plus. Je n’ai qu’à rester dans le noir avec mes questions qui resteront sans chemin.

J’ai écouté la musique qu’il me proposait et j’ai écrit ce texte

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